Dans notre programme, la formation n'est pas centrée essentiellement sur la régie biologique. Cependant pour l'enseignant en culture horticole, le maximum d'efforts doit être fait pour limiter ou même éliminer l'utilisation de pesticides et en particulier les pesticides chimiques. Si la santé commence par la consommation abondante de fruits et de légumes, il est important de se questionner sur les méthodes de production. Un sol en santé aide les plantes à rester en santé elles aussi. Beaucoup d’efforts sont mis pour augmenter la vie du sol.

La culture du melon en bio n'est pas facile, mais c'est possible.
Dans certains cas, en pomiculture par exemple, ce n'est pas encore possible, dans nos conditions, de produire sans pesticide chimique. Nous en utilisons en quantité minimale pour obtenir une pomme à croquer de qualité.
Pour ce qui est de la parcelle en horticulture plein champ, nous n'utilisons pas de pesticides chimiques. Des alternatives efficaces existent et comme nous travaillons très souvent dans les parcelles maraîchères, il n'est pas question d'exposer les élèves et le personnel à des produits dangereux.

Présentement, parmi les alternatives que nous utilisons il y a les bâches de protection,
le thé de compost, le soufre, les savons insecticides et la bactérie Spinosad.
Pour arriver à éliminer les produits dangereux, nous devons utiliser plusieurs outils et méthodes particulières : pour le contrôle des mauvaises herbes, nous travaillons avec des techniques mécaniques complémentaires, pour les insectes ravageurs et les maladies nous faisons un dépistage régulier dans les cultures et nous intervenons au besoin avec les produits les plus «doux» possibles.

L'utilisation des engrais verts est une technique profitable à tous, mais peu de producteurs biologiques peuvent s'en passer.
C'est ainsi que nous voulons préparer nos élèves à faire le pont entre une production conventionnelle qui cherche à évoluer, mais qui a ses contraintes et une éventuelle production qui peut atteindre la certification biologique.
Nous pouvons même aller plus loin, si les élèves en manifestent l'intérêt, en appliquant des méthodes biologiques comme la Biodynamie.

L'air grave et sérieux William se familiarise avec la dynamisation des préparats biodynamiques. Il a le choix entre la méthode manuelle et la machine (à gauche). Demain, il se lèvera à 5 h pour pulvériser de la silice. Ne craignez rien, il le fait sur une base volontaire!
C'est aussi dans le respect des choix personnels que se déroule la formation et chaque élève doit entrer en contact avec le mode de production conventionnel et le mode biologique..